Flash Poisson
Données probantes cohérentes sur les avantages pour la sante
Le poisson et les fruits de mer sont des aliments nutritifs qui contiennent des nutriments jouant un rôle bien établi dans:
- la croissance et le développement normaux,
- le métabolisme énergétique,
- la formation et la réparation des tissus de l’organisme,
- la formation et la préservation des os et des dents,
- la formation des globules rouges e
- la création d’anticorps.
Actuellement, les données indiquent que la consommation de poisson et de fruits de mer contribue à la santé cardiovasculaire chez les adultes ainsi qu’à la croissance et au développement normaux chez les nourrissons et les jeunes enfants.
On dispose d’une quantité suffisante de données probantes cohérentes en ce qui concerne les associations entre:
- une consommation accrue de poisson et de fruits de mer et un risque moindre de décès d’origine cardiovasculaire et d’accidents cardiovasculaires (tels que l’infarctus du myocarde) dans l’ensemble de la population;
- la consommation de poisson et de fruits de mer ou de suppléments d’huile de poisson par la mère durant la grossesse ou l’allaitement et une meilleure issue de la grossesse, notamment:
- une plus longue durée de la gestation;
- de meilleurs résultats sur le plan du développement (p. ex. l’acuité visuelle et le développement cognitif) chez les nourrissons et les jeunes enfants.
http://www.ats-sea.agr.gc.ca/sea-mer/hs-ba-fra.htm
Q&R
Dois-je cesser de manger du poisson à cause des contaminants qu’il contient?
Non. Santé Canada et d’autres groupes d’experts dans le monde entier s’accordent à dire que le poisson et les fruits de mer représentent un élément important d’une alimentation saine. Ce sont une excellente source de protéines de grande qualité, riche en vitamines et minéraux; en outre, la plupart des espèces ont une faible teneur en gras saturés. Le poisson et les fruits de mer contiennent aussi des acides gras oméga-3 à chaîne longue, que l’on doit tirer des aliments parce que l’organisme humain en produit très peu. Ces acides gras oméga-3 sont considérés comme importants pour la santé cardiovasculaire et pour le développement du cerveau, des yeux et des nerfs. Du point de vue nutritionnel, il est généralement malavisé d’éliminer complètement de son alimentation un type d’aliment ou un groupe alimentaire.
Qu’en est-il du mercure?
La plupart des Canadiens n’ont pas à s’inquiéter de l’exposition au mercure qu’entraîne la consommation de poisson. En général, les espèces de poisson les plus populaires au Canada ont des concentrations de mercure beaucoup plus basses que les normes fixées par Santé Canada. Les risques d’exposition au mercure par suite de la consommation de poisson prédateur (qui se nourrissent de beaucoup d’autres espèces de poisson et ont donc une teneur plus élevée en mercure) sont gérés au moyen des normes et des consignes de consommation de Santé Canada. Les personnes qui sont exposées à de plus grands risques imputables aux effets du mercure - les femmes enceintes ou susceptibles de le devenir, les femmes qui allaitent et les jeunes enfants -peuvent faire des choix éclairés au sujet des types de poisson à consommer et de la fréquence de cette consommation, en suivant le Guide alimentaire canadien et la consigne de consommation de Santé Canada (ainsi que les avis des autorités régionales dans le cas de la pêche sportive). De cette façon, les gens peuvent réduire au minimum leur exposition au mercure tout en continuant de profiter des bienfaits pour la santé associés à la consommation de poisson.
Dois-je cesser de manger du poisson à cause des contaminants qu’il contient?
Non. Santé Canada et d’autres groupes d’experts dans le monde entier s’accordent à dire que le poisson et les fruits de mer représentent un élément important d’une alimentation saine. Ce sont une excellente source de protéines de grande qualité, riche en vitamines et minéraux; en outre, la plupart des espèces ont une faible teneur en gras saturés. Le poisson et les fruits de mer contiennent aussi des acides gras oméga-3 à chaîne longue, que l’on doit tirer des aliments parce que l’organisme humain en produit très peu. Ces acides gras oméga-3 sont considérés comme importants pour la santé cardiovasculaire et pour le développement du cerveau, des yeux et des nerfs. Du point de vue nutritionnel, il est généralement malavisé d’éliminer complètement de son alimentation un type d’aliment ou un groupe alimentaire.
La plupart des Canadiens n’ont pas à s’inquiéter de l’exposition au mercure qu’entraîne la consommation de poisson. En général, les espèces de poisson les plus populaires au Canada ont des concentrations de mercure beaucoup plus basses que les normes fixées par Santé Canada. Les risques d’exposition au mercure par suite de la consommation de poisson prédateur (qui se nourrissent de beaucoup d’autres espèces de poisson et ont donc une teneur plus élevée en mercure) sont gérés au moyen des normes et des consignes de consommation de Santé Canada. Les personnes qui sont exposées à de plus grands risques imputables aux effets du mercure - les femmes enceintes ou susceptibles de le devenir, les femmes qui allaitent et les jeunes enfants -peuvent faire des choix éclairés au sujet des types de poisson à consommer et de la fréquence de cette consommation, en suivant le Guide alimentaire canadien et la consigne de consommation de Santé Canada (ainsi que les avis des autorités régionales dans le cas de la pêche sportive). De cette façon, les gens peuvent réduire au minimum leur exposition au mercure tout en continuant de profiter des bienfaits pour la santé associés à la consommation de poisson.
Quels sont les avantages nutritionnels de la consommation de poisson et de fruits de mer?
Le poisson et les fruits de mer ont une teneur élevée en protéines, en vitamines et en minéraux; en outre, la plupart des espèces ont une faible teneur en gras saturés. Le poisson est la plus importante source de vitamine D d’origine naturelle dans le régime alimentaire canadien. Le poisson et les fruits de mer fournissent aussi un apport en vitamines B et en nutriments importants, comme le sélénium, le fer, le zinc, le magnésium, le potassium, le cuivre et l’iode.
La plupart des types de poisson et de fruits de mer contiennent les acides gras oméga-3 à chaîne longue EPA (acide eicosapentanoïque) et DHA (acide docosahexanoïque). Les données probantes indiquent que la consommation de poisson et, de ce fait, de l’EPA et du DHA qu’il contient peut contribuer à la santé cardiovasculaire. On sait que le DHA contribue au développement normal du cerveau, des yeux et des nerfs. Il existe des données probantes indiquant que la consommation régulière de poisson et de fruits de mer par les femmes durant la grossesse et/ou l’allaitement peut donner lieu à une meilleure issue de la grossesse, notamment une plus longue durée de la gestation et de meilleurs résultats sur le plan du développement (p. ex. acuité visuelle et développement cognitif) chez les nourrissons et les jeunes enfants.
Certains types de poisson et de fruits de mer ont une teneur plus élevée que d’autres en acides gras oméga-3 bénéfiques. Les espèces qui ont une concentration plus élevée de ces acides gras et qui ont également une faible teneur en mercure comprennent les suivantes : anchois, capelan, omble, poisson plat, flétan noir, merlu, hareng, corégone, maquereau, baudroie, goberge, truite arc-en-ciel, saumon, sardine, éperlan, moule, huître, crabe et crevette.
Sur le plan nutritionnel, comment le poisson et les fruits de mer se comparent-ils à la viande?
Faisant partie du groupe alimentaire des viandes et substituts, le poisson et les fruits de mer sont une source de protéines, de vitamines B et de minéraux comme le sélénium, le fer, le zinc, le magnésium, le potassium, le cuivre et l’iode. Comparativement aux viandes du groupe des viandes et substituts, le poisson et les fruits de mer ont généralement une teneur plus faible en gras saturés, plus élevée en acides gras oméga-3 (EPA et DHA) et plus élevée en sélénium (un antioxydant), caractéristiques qui sont toutes importantes pour la santé. Beaucoup de Nord-Américains consomment davantage de gras saturés que les quantités recommandées. Puisque bon nombre de poisson et de fruits de mer contiennent peu de gras saturés, en consommer au lieu de manger d’autres aliments d’origine animale peut contribuer à une réduction de l’apport en gras totaux et saturés.
Quels sont les avantages possibles pour la santé de la consommation de poisson et de fruits de mer?
Les données probantes actuelles indiquent d’une façon cohérente que la consommation de poisson et de fruits de mer favorise la santé cardiovasculaire chez les adultes ainsi que la croissance et le développement normaux chez les nourrissons et les jeunes enfants.
- La consommation de poisson et de fruits de mer est associée à un avantage général pour l’ensemble de la population sur le plan de la réduction du risque de décès d’origine cardiovasculaire et d’accidents cardiovasculaires (tels que l’infarctus du myocarde).
- La consommation de poisson et de fruits de mer ou de suppléments d’huile de poisson pendant la grossesse et/ou l’allaitement est associée à une meilleure issue de la grossesse, notamment une plus longue durée de la gestation et de meilleurs résultats sur le plan du développement (p. ex. acuité visuelle et développement cognitif) chez les nourrissons et les jeunes enfants.
Les acides gras oméga-3 à chaîne longue EPA et DHA ne sont pas à eux seuls à l’origine de tous les bienfaits pour la santé associés à la consommation régulière de poisson et de fruits de mer. Par exemple, il est probable que les avantages de cette consommation pour la santé cardiovasculaire découlent à la fois de ces acides gras oméga-3, des autres nutriments présents dans le poisson et les fruits de mer et du fait de manger du poisson et des fruits de mer au lieu d’aliments contenant davantage de gras saturés.
Les domaines dans lesquels les données probantes ne sont pas cohérentes ou sont limitées comprennent les effets de la consommation de poisson et de fruits de mer sur la tension artérielle, les accidents vasculaires cérébraux, le cancer, l’asthme, le diabète de type 2, la maladie d’Alzheimer, la dépression et les troubles du comportement.
La consommation de poisson procure-t-elle des bienfaits à l’enfant à naître?
Oui. Les études indiquent que la consommation régulière de poisson durant la grossesse est bénéfique pour le développement des nourrissons et des jeunes enfants, notamment sur le plan de l’acuité visuelle et du développement cognitif. Ces bienfaits se trouvent accrus lorsque l’exposition au mercure est limitée. Par conséquent, il est recommandé aux femmes enceintes de consommer des types de poisson et de fruits de mer à faible teneur en mercure afin de retirer le maximum d’avantages possibles. Voici quelques exemples d’espèces qui tendent à avoir une très faible teneur en mercure : mollusques (p. ex. huîtres, palourdes, pétoncles, moules), thon pâle en conserve, saumon, crabe, crevettes, truite, hareng, aiglefin, goberge, sole, plie, homard, maquereau et corégone.
Doit-on prendre des suppléments d’huile de poisson?
La consommation de poisson, plutôt que la prise de suppléments d’huile de poisson, est la meilleure approche de santé publique en ce qui concerne l’augmentation de l’apport en EPA et en DHA. Le poisson complet est une source de protéines maigres et d’autres nutriments dont on ne comprend pas entièrement les bienfaits. Par exemple, certaines données indiquent que le sélénium pourrait jouer un rôle dans l’atténuation des effets néfastes de l’exposition au mercure.
La consommation de saumon d’élevage est-elle sans danger?
Oui. Selon l’évaluation des risques effectuée par Santé Canada, la consommation de saumon d’élevage ne présente pas de risques pour la santé. Les concentrations de mercure dans les tissus musculaires du saumon sont très faibles. Des études distinctes ont décelé la présence d’autres substances chimiques telles que les biphényles polychlorés (BPC) dans les tissus adipeux du poisson sauvage aussi bien que du poisson d’élevage. Ces substances sont présentes dans la plupart des poissons - et dans de nombreux autres aliments - mais à des concentrations de beaucoup inférieures à ce qui serait considéré comme dangereux pour la santé humaine.
Le saumon demeure un aliment sain et nutritif qui fait partie d’un régime équilibré et varié. C’est une importante source d’éléments nutritifs, en particulier d’acides gras oméga-3 qui, selon les études, contribuent à un régime alimentaire sain.
Le poisson et les fruits de mer d’élevage sont-ils aussi nutritifs que le poisson et les fruits de mer sauvages?
Oui. Le poisson et les fruits de mer d’élevage ont tout autant de valeur nutritive que leurs homologues sauvages. La teneur en éléments nutritifs du poisson et des fruits de mer, qu’ils soient sauvages ou d’élevage, variera selon l’espèce, la source et d’autres facteurs. Il peut aussi y avoir des préférences personnelles sur le plan de la texture ou de la couleur qui influent sur l’impression des gens au sujet du poisson et des fruits de mer d’élevage et sauvages, par exemple le saumon.
Le poisson et les fruits de mer d’élevage et sauvages, lorsqu’ils sont inclus dans un régime alimentaire équilibré, comportent les mêmes avantages pour la santé. Par exemple, tous les saumons sont riches en acides gras oméga-3, lesquels sont associés à des risques moindres de maladies cardiovasculaires.
Y a-t-il des résidus de médicaments dans le poisson d’élevage?
Le poisson d’élevage n’est pas nourri ou injecté d’hormones de croissance. Les vétérinaires prescrivent des antibiotiques lorsque c’est nécessaire. Santé Canada a des règles claires concernant l’utilisation de médicaments pour les animaux destinés à l’alimentation. La limite maximale de résidus de chaque médicament vétérinaire est fixe, et les éleveurs doivent respecter une période d’attente appropriée après le traitement avant de pouvoir récolter le poisson. L’Agence canadienne d’inspection des aliments surveille les poissons dans les établissements de transformation relevant du fédéral, de même que les poissons importés, pour s’assurer que seuls des médicaments approuvés par Santé Canada ont été utilisés et que les niveaux de résidus ne dépassent pas les seuils fixés par Santé Canada.
En comparaison de l’élevage d’animaux à terre, l’élevage du saumon requiert la plus faible quantité d’antibiotiques. Au cours des dernières années, les progrès réalisés dans la mise au point de vaccins semblables à ceux utilisés dans l’élevage du bétail ont mené à une importante réduction de l’utilisation d’antibiotiques.
Le gouvernement du Canada sait que des médicaments vétérinaires non approuvés ou interdits peuvent être utilisés dans certains pays qui exportent du poisson et des fruits de mer au Canada. Le poisson et les fruits de mer en provenance de ces pays font l’objet d’une surveillance minutieuse. Dans certains cas, un pays entier peut être inscrit sur la Liste d’alerte des importations, auquel cas la totalité des expéditions en provenance de ce pays sont inspectées pour le dépistage de résidus de médicaments.
La présence de BPC, de dioxines et de produits ignifugeants (retardateurs de flamme) dans le poisson suscite-t-elle des préoccupations pour la santé?
Les niveaux de BPC (biphényles polychlorés), de dioxines et d’EDPB (éthers diphényliques polybromés, ou retardateurs de flamme) dans le poisson vendu au détail ne constituent pas une préoccupation pour la santé. Santé Canada surveille les concentrations de divers contaminants dans de nombreux types d’aliments, dont le poisson, depuis de nombreuses années.
- L’Agence canadienne d’inspection des aliments et Santé Canada ont réalisé en 2002 une étude sur les poissons et fruits de mer dans le cadre de laquelle un grand nombre d’échantillons a été recueilli pour y analyser divers contaminants. Des échantillons d’ombles, d’huîtres, de saumons, de crevettes et de tilapias, sauvages et d’élevage, ont été soumis à des analyses de la teneur en dioxines, furanes, BPC, EDPB et médicaments vétérinaires. Les résultats ont indiqué que les concentrations de ces contaminants sont de beaucoup inférieures aux normes actuelles de Santé Canada.
- Jusqu’à présent, aucune étude n’a montré un lien entre les niveaux d’EDPB présents dans les aliments et un quelconque effet sur la santé humaine. Des études antérieures effectuées sur des animaux d’expérience, qui avaient montré des effets néfastes liés aux EDPB, reposaient sur des niveaux d’exposition plus d’un million de fois plus élevés que ce que l’on trouve actuellement dans les aliments, y compris le poisson. D’après les données actuellement disponibles sur l’exposition aux EDPB par voie alimentaire au Canada, Santé Canada a conclu que les niveaux décelés dans le poisson vendu au pays sont de beaucoup inférieurs aux niveaux qui seraient considérés comme dangereux pour la santé humaine.
- L’exposition des Canadiens moyens aux dioxines et aux furanes est beaucoup plus faible que les niveaux dont on estime qu’ils auraient des effets néfastes sur la santé humaine.
Doit-on éviter de manger des crevettes parce qu’elles contiennent du cholestérol?
Même s’ils ont généralement une faible teneur en gras totaux, certains poissons et fruits de mer, notamment les crevettes, le homard, le saumon et les sardines, contiennent des quantités modérées de cholestérol (entre 60 et 100 mg par portion d’une demi-tasse ou de 75 grammes).
Selon les recommandations actuelles sur la nutrition, appelées Apports nutritionnels de référence, on devrait maintenir l’apport alimentaire en cholestérol le plus bas possible, tout en ayant un régime alimentaire procurant des quantités suffisantes de tous les nutriments requis.
Ces types de poisson et de fruits de mer sont une source de nutriments importants et ont une faible teneur en gras totaux et en gras saturés; leur consommation à l’occasion, dans le cadre d’un régime alimentaire varié, constitue donc un choix sain. Choisir des modes de cuisson à plus faible teneur en gras (p. ex. faire griller le poisson ou les fruits de mer, les faire pocher ou les cuire au four) contribue au maintien d’un profil lipidique sain.
http://www.ats-sea.agr.gc.ca/sea-mer/hs-qu-fra.htm (May 10)
